Connexion



Recherche
Articles du blog
De retour de la sesshin

Voici quelques photos de la sangha du dojo zen de Mons de retour de la sesshin qui s'est tenue du 11 au 13 mars 2011 à Maredsous.

Ca n'a pas toujours été facile ( aïe les genoux ;-) ) mais je pense que la conviction de chacun à s'engager sur la voie a été renforcée. Merci à toutes et à tous.

 
Atelier couture suite

Voici les photos de nos amis de la sangha qui participent aussi aux ateliers couture organisés le mardi au dojo de Bruxelles.

Lire la suite...
 
Atelier couture

Nos amis de la sangha de Bruxelles nous ont accueillis ce dimanche 23 janvier pour un atelier couture.

Nous les remercions grandement pour leur accueil.

Voici quelques photos.

Lire la suite...
 
Notre Forum

Aujourd'hui nous avons le plaisir de mettre en ligne notre forum.

Lire la suite...
 
Comment devenir rédacteur ?

Pour aider les futurs rédacteurs, je vais commencer par expliquer comment devenir rédacteur.

 

Lire la suite...
 
Archives du blog
Infos du site
Membres : 410
Contenu : 54

 

Thich Nhat Hanh, Clés pour le zen,zen mons
Éd. J.-C. Lattès, 1999,
ISBN : 2709619377 « User ses illusions jusqu’à la corde. »

Une pensée limpide, une vision élevée mais simple.

« L’être éveillé se reconnaît à certains signes. Le premier est sa liberté. L’être éveillé ne permet pas aux vicissitudes de la vie, la peur, la joie, l’anxiété ou le succès de le décentrer. Alors se manifeste en lui la force spirituelle qui se révèle sous la forme d’une tranquillité, d’un sourire ineffable, d’une profonde sérénité. » Ce sourire, cette sérénité qui semblent rayonner sur le visage de Thich. On retrouve chez lui, comme chez les autres maîtres du zen, cette idée que « le savoir constitue le plus grand obstacle à l’éveil. » Tentation pourtant de me baigner dans cette pensée, dans les mots qui manifestent cette vérité, pour en féconder mon cerveau, ma pensée, en même temps que volonté de dépasser les mots par l’action, de « comprendre sans parole ». Le Bouddha, peu avant de mourir, au moment de résumer toute l’essence de son enseignement et de désigner son successeur, s’est contenté de faire tourner une fleur entre ses doigts. Et l’un des disciples a souri. Sérénité, acceptation, soumission à l’ordre des choses, patience : « La mer est ou bien calme ou bien houleuse. Si l’on désire une mer calme, on ne peut pas pour autant supprimer la mer houleuse. Il faut attendre que cette même mer devienne calme. » Quand nous sommes dépassés par le monde – ou par nos émotions, qui font partie du monde – à quoi sert de nous révolter ? Retour sur le vide, condition de l’existence des choses. Le vide – l’impermanence – est ce qui permet l’existence des choses (ainsi, dans certaines traditions religieuses, c’est le retrait de Dieu qui permet au monde d’être). L’erreur serait de remplacer les choses par leur concept, par leur nom. Plonger dans le monde. Dans le monde où « je » suis plongé, de toute façon. Le plus souvent possible, dépasser les mots. Dépasser les oppositions classiques entre concepts opposés, non par la simple synthèse dialectique mais par la transcendance. Dépasser par… l’intuition, la sensation, la perception, le corps. Pas par l’intellect.

Thich Nhat Hanh le réaffirme : « Le zen n’est pas l’étude du zen ; le zen est la vie », « Il n’y a pas d’illumination hors de la vie quotidienne. » Sur le boulevard Saint-Germain, un matin de printemps, un enfant dans une poussette. Sourire du Bouddha. L’enfant est éveillé. Si l’adulte a besoin de trouver l’éveil, c’est qu’il s’est endormi. Qu’est-ce qui endort l’homme ? Qu’est-ce qui fait d’un enfant éveillé un adulte endormi ? Lu quelque part dans le métro les pages de Thich intitulées : « L’homme du zen et le monde actuel. » Simpliste et banal, peut-être. « Et si c’était vrai ? » On croit relire Le mythe de Sisyphe : « Habitués à être constamment « occupés », si ces occupations viennent à nous manquer, nous nous retrouvons, un matin, vides et délaissés. Alors nous refusons la confrontation avec nous-mêmes et nous allons chercher des amis, nous mêler à la foule, écouter la radio ou regarder la télévision, pour effacer cette impression de vide. » Ou le « chat » sur Internet, ou les courriels, ou le surf. Pascal appelait ça le divertissement. Oublie-toi toi-même… « Les émotions nous ébranlent plusieurs fois par jour ; elles nous dominent et nous possèdent ; elles influencent considérablement nos décisions. Si nous ne sommes plus nous-mêmes, comment pouvons-nous dire que c’est nous qui vivons et décidons de notre vie ? » « L’homme d’aujourd’hui embrasse la raison, conclut Thich Nhat Hanh. Il se confie à la rationalité. Il est déraciné de la base de son être propre. De là ce phénomène dont il souffre : l’homme perd peu à peu son humanité et devient de plus en plus mécanique. » Déshumanisation, déracinement, mécanisation de l’homme… on croirait entendre les contestataires des années soixante. Mais s’ils se sont tus, s’ils sont rentrés dans le rang, si quarante ans ont passé sans améliorer le sort du Tiers Monde, sans réduire le taux de chômage, sans supprimer l’égoïsme, sans entraver la nouvelle montée de l’extrême droite, c’est que la pseudo raison a échoué. C’est qu’il est temps de chercher autre chose. Face à l’immensité de la tâche, il peut paraître ridicule et vain de s’asseoir devant un mur. Mais c’est un premier pas. Le zen, c’est zazen. D’abord se réformer soi-même, « user ses illusions jusqu’à la corde », pour aborder libre et serein les défis de demain, d’aujourd’hui. Rayonner. Pour qu’une bougie émette de la lumière, elle a besoin de feu. Zazen peut être ce feu. Garder sa bougie éteinte, c’est se condamner à ne pas briller, à ne pas brûler. À traverser la vie figé dans la cire froide.

Shin Shu, pratiquant au dojo de Mons

Mis à jour (Lundi, 03 Janvier 2011 08:52)