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Articles du blog
De retour de la sesshin

Voici quelques photos de la sangha du dojo zen de Mons de retour de la sesshin qui s'est tenue du 11 au 13 mars 2011 à Maredsous.

Ca n'a pas toujours été facile ( aïe les genoux ;-) ) mais je pense que la conviction de chacun à s'engager sur la voie a été renforcée. Merci à toutes et à tous.

 
Atelier couture suite

Voici les photos de nos amis de la sangha qui participent aussi aux ateliers couture organisés le mardi au dojo de Bruxelles.

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Atelier couture

Nos amis de la sangha de Bruxelles nous ont accueillis ce dimanche 23 janvier pour un atelier couture.

Nous les remercions grandement pour leur accueil.

Voici quelques photos.

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Notre Forum

Aujourd'hui nous avons le plaisir de mettre en ligne notre forum.

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Comment devenir rédacteur ?

Pour aider les futurs rédacteurs, je vais commencer par expliquer comment devenir rédacteur.

 

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Thich Nhat Hanh, L’esprit d’amour, zen mons
Éd. Pocket, 2000,
ISBN : 2266081217 Tout le cosmos dans une fleur.

Dans L’esprit d’amour, Thich Nhat Hanh raconte comment il a renoncé à l’amour d’une moniale dont il est tombé amoureux dans sa jeunesse pour ne pas renoncer à sa vocation de moine bouddhiste. Renoncé d’une certaine façon seulement. Car s’il l’a, une seule fois dans sa vie, prise dans ses bras pour une chaste accolade, s’il a ensuite mis des milliers de kilomètres entre eux, elle n’a cessé, durant un demi-siècle, d’être à ses côtés. En zazen, tous ceux que nous avons aimés sont réunis autour de nous, appelés par notre esprit, ou venus sans que nous les appelions. Et tout ce qui a pu les opposer dans ce qu’il faut peut-être considérer comme la vraie vie est miraculeusement gommé. En alternance avec la narration de son amour de jeunesse, Thich Nhat Hanh exprime les bienfaits du zen de manière particulièrement poétique, notamment quand il décrit le monde de l’Avatamsaka : « Si vous touchez vraiment une fleur profondément, vous touchez tout le cosmos. » Le sutra Avatamsaka est l’un des textes fondateurs du bouddhisme. Probablement collecté dès le IIIe siècle, il exerce une influence fondamentale sur l’école mahâyâna (une forme de bouddhisme surtout répandue au Tibet, en Chine et au Japon, et où le pratiquant fait passer le salut de tous les êtres avant son propre salut). Grand et vaste sutra de la guirlande du bouddha, Sutra de l'ornementation fleurie ou Sutra de la guirlande (de fleurs)… plusieurs traductions du titre existent, toutes insistent sur le thème de la fleur comme métaphore de l’impermanence, de l’interdépendance.

Au moment où je lis ce livre, les perce-neige sont déjà en fleurs, les jonquilles attendent leur heure. Impermanence. Le bulbe dans la terre, est-ce la jonquille ? La pousse chaque jour un peu plus longue, sans cesse variable, est-ce « la » jonquille ? Le bouton encore clos, la fleur épanouie, la leur fanée, flétrie, qu’est-ce que la jonquille ? La fleur séchée collée dans un herbier, le bouquet mort jeté à la poubelle, happé par le camion des éboueurs, broyé, brûlé… où s’arrête la « vie » de la jonquille ? « Le cosmos est une construction mentale. Tout vient de notre esprit. Si notre esprit est baigné d’afflictions et d’illusions, nous vivons dans un monde d’afflictions et d’illusions. Si notre esprit est pur et empli de pleine conscience de compassion et d’amour, nous vivons dans le monde de l’Avatamsaka. » En quelque sorte, nous choisissons par notre esprit entre l’enfer et le paradis. Du bon usage de la pluie… ronchonner contre le « mauvais temps » ou saluer la musique des gouttes d’eau sur le toit, le don de l’eau, les rigoles qui chantent. Thich Nhat Hanh résume ensuite les deux principaux enseignements du Soutra du Lotus : tous les êtres peuvent devenir bouddha, et le bouddha est toujours et partout présent. Puissance de l’esprit. Enfin Thich Nhat Hanh propose aux chrétiens d’évoquer « Dieu la Mère » plutôt que « Dieu le Père » afin de neutraliser les idées fausses que nous pouvons former à propos de cet être. Il conclut par une lecture très personnelle de L’Étranger de Camus. Meursault sauvé de l’absurde quelques jours avant la fin par la vision d’un coin de ciel bleu. Satori de Meursault qui se rend compte, quand il refuse le prêtre – qui « vit comme un mort » – que c’est ce dernier qui a besoin d’être sauvé, et pas lui.

Shin Shu, pratiquant au dojo de Mons

Mis à jour (Lundi, 03 Janvier 2011 09:02)